Un titre peut en cacher un autre

Publié le par Michel Baujard

Un titre peut en cacher un autre

Vite fait. Voici un article qui me semble intéressant à partager. Titre accrocheur, je prends à peine le temps de lire le contenu complet. Vous le savez maintenant si vous lisez attentivement ce bébé-blog, les journées ne font que vingt-quatre heures, auxquelles il faut retirer en moyenne cinq heures de sommeil. Partager des informations sur les réseaux sociaux, c'est bien, mais cela est assez impulsif, quelquefois expédié rapidement.

Or, non seulement le contenu d'un article, d'un journal, ou d'un magazine tout entier, peut être assez différent du titre, voire en être assez éloigné, mais sur le web, en plus du titre de l'article, avant de partager il faut de surcroît prêter attention au titre de la barre de navigation.

Ce soir, j'ai ainsi reçu un commentaire d'un ami en provenance d'un de mes partages sur Linkedin.

Titre de l'article, pas très original :

"L'offensive de charme de François Hollande dans la Silicon Valley".

Titre de la barre de navigation, assez différent  :

"Hollande-un-president-mefiant-d-internet-dans-la-silicon-valley"

C'est bien sûr à partir du titre de l'article et d'une lecture rapide, interrompue en plein milieu par un appel téléphonique, et non à partir du titre de navigation et de la première partie, sans prendre la peine de lire la seconde, que j'ai décidé de partager sur les réseaux sociaux.

Aussi ai-je été très étonné,  lorsque j'ai reçu par mail le commentaire de mon amide découvrir un titre qui ne me rappelait aucun de mes partages.

C'est un passage mineur de l'article qui se trouve ainsi propulsé en titre masqué, pour se trouver transformé en thème principal qu'il n'est pas, ce qui peut venir a contrario renforcer la méfiance du chef de l'État, et la nôtre.

Ce n'est cependant pas que sur internet ou les réseaux sociaux qu'il se dit et s'écrit n'importe quoi. La tendance du moment dans la presse écrite est à celui qui sortira la plus grosse, couverture magazine, agressive ou vulgaire, de celles dont on ne retiendra que l'accroche sans aller voir plus loin dans les pages elles-mêmes. Il faut du négatif coco !

C'est assez fatigant.

En attendant que les locaux de LIbération se transforment en plateau-télé-espace-culturel-bar-incubateur-de-start-up avec les cahouètes qui vont avec le plateau-télé-canapé, vive la radio, vive la culture, vive la France, vive France Culture !

 

 

couverture Libération du samedi 8 février 2014

 

 

des mots, encore des mots, comme à la radio...

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